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	<title>Damien Raczy</title>
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	<description>Un peu de ce que j&#039;apprends</description>
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		<title>La case qui brûle</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 07:33:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contes et métaphores]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En 1902, pendant l’un de ces grands voyages maritimes à vapeur du début du XX siècle, le Prince Jean, célèbre paquebot, coula au beau milieu de l’océan Pacifique, au beau milieu d’une terrible tempête tropicale. Seul Antoine, par un destin unique, a été emporté par les flots, loin des débris jonchant la mer. Il <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=89">La case qui brûle</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/la_grande_vague_yin_et_yang_inverse-150x150.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/la_grande_vague_yin_et_yang_inverse-150x150.jpg" alt="" title="la_grande_vague_yin_et_yang_inverse-150x150" width="150" height="150" class="alignright size-full wp-image-90" /></a>En 1902, pendant l’un de ces grands voyages maritimes à vapeur du début du XX siècle, le Prince Jean, célèbre paquebot, coula au beau milieu de l’océan Pacifique, au beau milieu d’une terrible tempête tropicale. Seul Antoine, par un destin unique, a été emporté par les flots, loin des débris jonchant la mer. Il fut rejeté sur un atoll désert, pratiquement sans ressources.<span id="more-89"></span> Il survivait en mangeant des coquillages récoltés dans les coraux, au bord de l’eau. Il buvait les quelques gouttes d’eau de pluie que retenaient les anfractuosités des rochers après les averses tropicales. Seul au monde, désespéré, il priait chaque jour le seigneur qu’il ne meure pas abandonné ici. Mais, jours après jour, aucun bateau ne se profilait à l’horizon.</p>
<p>La situation devenait d’autant plus difficile que, l’été arrivant, peu à peu, le soleil du tropique du capricorne devenait plus ardent et, la chaleur augmentant, les orages devenaient de plus en plus violents. C’est pourquoi, Antoine décida de bâtir une case afin de se protéger des éléments. Pour en réaliser l’ossature et la charpente, il utilisa toutes les branches d’arbres morts roulés par les flots qu’il pouvait trouver sur la plage. Il posa des feuilles de cocotier sur son ouvrage pour constituer un toit épais. Il pu ainsi s’installer à l’ombre et au sec, et protéger les maigres effets qu’il avait pu sauver du naufrage.</p>
<p>Ainsi la vie reprenait et Antoine partait à la pêche ou à la recherche d’eau d’un pas plus léger. Mais un jour, alors qu’il revenait de la chasse, il vit un énorme panache de fumée au dessus de son campement. Il couru pour constater le désastre de sa demeure qui finissait de se consumer. Pris de désespoir, seul au monde, il décida de se laisser mourir. Il s’allongea sur la plage, les bras en croix, et attendit que la mort vienne le cueillir.</p>
<p>Le lendemain matin, alors que l’aube pointait, il était étendu toujours sur la plage, dans la même posture de résignation, laissant le soleil et le temps faire leur œuvre de libération. C’est alors qu’il pris conscience d’hommes penchés sur lui. Il ouvrit les yeux et vit cinq marins qui lui proposaient de l’eau et l’aidaient à se relever pour rejoindre leur bateau mouillé à quelques encablures du rivage.</p>
<p>Il suivit ces hommes jusqu’au bateau où le capitaine l’accueilli. Antoine remercia le ciel d’avoir permis au bateau de mouiller dans cette crique. C’est alors que le capitaine lui dit : « Votre signal de fumée était parfait : visible à des dizaines de miles à la ronde ».</p>
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		<title>Interview d&#8217;un Chaman</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 09:46:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contes et métaphores]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le Journaliste: « Vous êtes un sage. Dans votre village, vous êtes un homme intelligent, cultivé ? »</p> <p>Le Chaman : « Je ne sais pas lire, je ne sais pas écrire. Je ne sais pas quoi vous répondre… Je sais comment récolter des fruits pour me composer un repas, trouver des plantes… Pour <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=79">Interview d&#8217;un Chaman</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/Chaman.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/Chaman.jpg" alt="" title="Chaman" width="100" height="150" class="alignright size-full wp-image-80" /></a>Le Journaliste: « Vous êtes un sage. Dans votre village, vous êtes un homme intelligent, cultivé ? »<span id="more-79"></span></p>
<p>Le Chaman : « Je ne sais pas lire, je ne sais pas écrire. Je ne sais pas quoi vous répondre… Je sais comment récolter des fruits pour me composer un repas, trouver des plantes… Pour m’occuper de ma famille et de mes proches… Mais je ne sais rien d’autre. »</p>
<p>Journaliste : « Quel conseil pourez vous donner pour vivre heureux ? »</p>
<p>Chaman : « La clé du bonheur, c’est d’oublier d’être malheureux, et de profiter des cadeaux de la vie »</p>
<p>Journaliste : « Et quels cadeaux vous réserve la vie ? »</p>
<p>Chaman : « La vie »</p>
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		<title>La relativité des choses : légende taoïste</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 06:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contes et métaphores]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.iod.nc/wordpress/?p=74</guid>
		<description><![CDATA[<p>Une ancienne légende taoïste chinoise raconte l&#8217;histoire d&#8217;un fermier qui vivait dans un pauvre village reculé. Les gens le trouvaient fortuné car il possédait un cheval qu&#8217;il utilisait pour les labours et le transport. Un jour, son cheval s&#8217;est enfui. Tous les voisins ont déploré le désastre que cela représentait, mais le fermier s&#8217;est <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=74">La relativité des choses : légende taoïste</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/Yin_yang.gif"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/Yin_yang.gif" alt="" title="Yin_yang" width="150" height="150" class="alignright size-full wp-image-75" /></a>Une ancienne légende taoïste chinoise raconte l&#8217;histoire d&#8217;un fermier qui vivait dans un pauvre village reculé. Les gens le trouvaient fortuné car il possédait un cheval qu&#8217;il utilisait pour les labours et le transport. Un jour, son cheval s&#8217;est enfui. Tous les voisins ont déploré le désastre que cela représentait, mais le fermier s&#8217;est contenté de dire : « Peut-être. »<span id="more-74"></span></p>
<p>Quelques jours plus tard, le cheval est revenu, ramenant avec lui deux chevaux sauvages. Les voisins se sont réjouis de cette bonne fortune, mais le fermier s&#8217;est encore contenté de dire : « Peut-être. »<br />
Le lendemain, le fils du fermier a essayé de monter sur l&#8217;un des chevaux sauvages ; celui-ci l&#8217;a projeté au sol et lui a cassé la jambe. Les voisins ont tous exprimé leurs condoléances face à ce mauvais sort, mais le fermier s&#8217;est à nouveau contenté de dire : « Peut-être. »</p>
<p>La semaine suivante, des soldats sont venus enrôler de force les jeunes du village. Ils ont rejeté le fils du fermier à cause de sa jambe cassée. Quand les voisins lui ont dit quelle chance il avait, le fermier s&#8217;est contenté de dire : « Peut-être. » &#8230;</p>
<p>Source : &#8221;Le Recadrage, Transformer la perception de la réalité avec la PNL&#8221;, InterEditions</p>
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		<title>L’Histoire des trois écureuils</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 10:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contes et métaphores]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>3 écureuils, voulant sauver d’une mort certaine une troupe de mulots qui couraient vers un précipice, tentèrent de les arrêter.</p> <p>Le premier se jeta à leur rencontre en leur intimant l’ordre de s’arrêter. L’autorité dont il voulait faire preuve n’eut aucun effet, et il fut piétiné par la troupe qu’il voulait sauver.</p> <p>Le deuxième, <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=68">L’Histoire des trois écureuils</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/Écureuil_roux.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/Écureuil_roux.jpg" alt="" title="Écureuil_roux" width="150" height="125" class="alignright size-full wp-image-69" /></a>3 écureuils, voulant sauver d’une mort certaine une troupe de mulots qui couraient vers un précipice, tentèrent de les arrêter.</p>
<p>Le premier se jeta à leur rencontre en leur intimant l’ordre de s’arrêter. L’autorité dont il voulait faire preuve n’eut aucun effet, et il fut piétiné par la troupe qu’il voulait sauver.<span id="more-68"></span></p>
<p>Le deuxième, se croyant plus intelligent, se jucha sur un arbre, harangua les mulots afin de les convaincre de la stupidité de leur comportement, mais son souci de convaincre n’eut aucun effet. Il vit avec désespoir la troupe continuer son chemin.</p>
<p>Le troisième, ne disant rien, se plaça en tête de la troupe, se mit à courir au même rythme et dans la même direction qu’elle, puis, au bout de quelques instants, lorsqu’il se sentit bien intégré et accordé ainsi à chacun, il bifurqua doucement et les entraîna loin du précipice et de la mort certaine.</p>
<p>(je n’ai plus la référence… si quelqu’un l’a, je l’ajoute)</p>
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		<title>VAKOG-ETC : Pourquoi n’aurait-on pas droit à plus de cinq sens ?</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 10:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>HISTOIRES DE SAVOIR – Jean-Luc Nothias passe en revue les nombreux sens observés dans le règne animal, dont les humains n’ont pas la chance de disposer.</p> <p>La question est plus épineuse qu’il n’y paraît. Pourtant, la définition courante d’un sens est la «faculté chez l’homme et chez l’animal de percevoir les diverses impressions que <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=61">VAKOG-ETC : Pourquoi n’aurait-on pas droit à plus de cinq sens ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>HISTOIRES DE SAVOIR – Jean-Luc Nothias passe en revue les nombreux sens observés dans le règne animal, dont les humains n’ont pas la chance de disposer.</p>
<p>La question est plus épineuse qu’il n’y paraît. Pourtant, la définition courante d’un sens est la «faculté chez l’homme et chez l’animal de percevoir les diverses impressions que font sur lui les objets matériels». Et on estime, depuis Aristote, que nous possédons cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. <span id="more-61"></span>Chaque sens est «rattaché» à un organe spécifique : on voit avec les yeux, on entend avec les oreilles, on touche avec la peau, on sent les odeurs avec le nez et on goûte les aliments avec la langue.<a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/chauve-souris.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/chauve-souris.jpg" alt="" title="chauve-souris" width="300" height="164" class="alignright size-full wp-image-62" /></a></p>
<p>Mais les scientifiques ne partagent pas du tout cet avis. Et d’ailleurs ne sont pas d’accord entre eux sur le nombre de sens que nous possédons. À leur niveau, un sens est composé d’un système de récepteurs, dispositifs biologiques spécifiques ou cellules spécialisées, capables de capter des formes d’énergie et de les transmettre sous forme d’influx nerveux au cerveau, qui les ana­lyse et décide de la réponse à y apporter.</p>
<p>Un des sens physiologiques les plus couramment oubliés est le sens de l’équilibre. Qui a son siège dans l’oreille et dispose d’une «mécanique» propre. Que serions-nous sans ce sens de l’équilibre ? Rien que de l’imaginer donne le vertige. Il s’agit donc incontestablement d’un sixième sens. Ou d’un septième si l’on admet l’existence de ce fameux sixième sens, dont le siège est peut-être dans le cerveau et «sublime» les informations, pas forcément conscientes, recueil­lies par les autres sens. On pourrait également citer le sens du chaud et du froid, le sens qui permet de percevoir son propre corps, celui qui perçoit la douleur, celui qui nous apporte la satiété…</p>
<p>Mais une chose est sûre, il existe beaucoup plus de six ou sept sens dans le règne animal. Ainsi, certains animaux sont capables de percevoir les champs électriques. Cela est très utile à de nombreux poissons, requins et raies, par exemple, qui peuvent sentir des modifications du champ électrique dans leur proximité immédiate. Certains poissons produisent d’ailleurs leur propre champ électrique. Seuls chez les mammifères à posséder ce sens, les membres de l’ordre archaïque des monotrèmes, au sein duquel l’ornithorynque se distingue par un «don» très développé.</p>
<p>«Radar» interne</p>
<p>Autre sens dont nous sommes a priori dépourvus, la perception des champs magnétiques. On pense que de nombreux oiseaux en sont pourvus, ce qui les guide lors de leurs migrations. Des insectes comme les abeilles en seraient également dotés.</p>
<p>Les chauves-souris peuvent non seulement percevoir les ultrasons, mais en émettre et par écholocation se diriger. Les dauphins ont, eux aussi, cette possibilité de naviguer, de communiquer et de chasser grâce à un «radar» interne à ultrasons d’une portée qui peut aller jusqu’à plusieurs kilomètres. Beaucoup de poissons ont développé un sens hors du commun. Il leur permet de «toucher» les autres sans contact et de «voir» dans le noir. Il s’agit de ce que l’on appelle la ligne latérale. Elle est répartie sur chaque flanc, droit et gauche, de l’animal et est composée de petits éléments gélatineux d’un dixième de millimètre ressemblant à de minuscules drapeaux, associés à des pores laissant passer l’eau. Ce sont eux (les neuromastes) qui vont renseigner l’animal sur les plus infimes variations de pression ou sur les vibrations qui l’entourent.</p>
<p>Le tétra aveugle mexicain (Astyanax fasciatus mexicanus), un poisson prisé des aquariophiles, a particulièrement développé ce système et est devenu un intéressant cobaye de laboratoire. Car certains chercheurs voudraient utiliser le sens qu’il a développé pour créer, entre autres, des robots sous-marins encore plus autonomes. Son «sixième» sens est donc mis en équations.</p>
<p>Et il y a bien sûr bien d’autres sens. Dont celui du devoir, celui de l’honneur, celui de l’humour, ou le sens pratique. Mais en plus de tous ceux que l’on peut posséder, il faut absolument compter sur l’un des plus importants : le bon sens.</p>
<p>Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/09/09/01008-20090909ARTFIG00350-pourquoi-n-aurait-on-pas-droit-a-plus-de-cinq-sens-.php</p>
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		<title>Introduire La Lumière Dans L’Obscurité : Le principe de l’intention positive</title>
		<link>http://www.iod.nc/wordpress/?p=56</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 13:16:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[PNL]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Traduction libre de l’article du mois de Robert Dilts ( http://www.nlpu.com ) publié avec l’aimable autorisation de son auteur</p> <p>Robert Dilts est assurément une référence dans le milieu de la PNL. Dans un de ses articles publiés sur Internet, il nous donne un éclairage particulièrement intéressant sur un concept fondamental en PNL et qui <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=56">Introduire La Lumière Dans L’Obscurité : Le principe de l’intention positive</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Traduction libre de l’article du mois de Robert Dilts ( http://www.nlpu.com )<br />
publié avec l’aimable autorisation de son auteur</p>
<p>Robert Dilts est assurément une référence dans le milieu de la PNL. Dans un de ses articles publiés sur Internet, il nous donne un éclairage particulièrement intéressant sur un concept fondamental en PNL et qui reste souvent très mal compris. Ce concept fondamental est celui de l’intention positive.</p>
<p>La barrière linguistique qui isole un grand nombre de francophones des publications en anglais nous a motivé à rédiger cet article car la vision proposée par R. Dilts de l’intention positive mérite d’être mieux connue.</p>
<p>Il va sans dire que le présent article ne se veut pas une traduction exacte, mot à mot du texte original (voir site nlpu.com) mais veut proposer au lecteur quelques-uns uns des points essentiels développés par son auteur.</p>
<p>R. Dilts nous rappelle qu’en PNL nous considérons qu’à un certain niveau, tout comportement est (ou fut) animé d’une “intention positive”.</p>
<p>L’intention positive derrière un comportement “agressif”, par exemple, est souvent la “protection”. Derrière la “crainte” on trouvera souvent la ’sécurité’. Et la colère sera peut être animée par le besoin de ‘maintenir des frontières claires.</p>
<p>Les symptômes physiques peuvent également viser à satisfaire un objectif positif. La PNL envisage tout symptôme, y compris les symptômes physiques, comme une information à propos d’un dysfonctionnement. Les symptômes physiques sont souvent le signal d’un déséquilibre.</p>
<p>Un comportement ou un symptôme particulier peut parfois servir plusieurs intentions positives. Un fumeur peut ainsi fumer le matin pour se réveiller, la journée pour réduire son stress, se concentrer et paradoxalement pour se souvenir de respirer. Le soir il fumera pour se détendre. Le tabagisme sert souvent à dissimuler ou ‘opacifier’ des émotions négatives. Mais R. Dilts souligne qu’il a constaté que parfois, fumer est l’unique chose que le fumeur fasse vraiment pour lui, pour égayer sa vie.</p>
<p>Robert Dilts insiste sur un principe fondamental en PNL lié à celui d’intention positive qui consiste à faire une distinction nette entre l’individu et son comportement – c’est à dire de séparer l’intention positive, la fonction, la croyance, etc., qui produit un comportement du comportement lui-même. En d’autres termes, il est plus respectueux, écologique et productif de répondre ‘ à la structure profonde ‘ qu’à l’expression d’un comportement problématique. Ainsi si l’on veut changer un comportement ou proposer des solutions de rechange acceptables il faudra que les nouveaux choix satisfassent d’une manière quelconque la fonction positive du comportement précédent. Quand les intentions et les buts positifs d’un problème ou d’un symptôme n’ont pas été satisfaits, alors, ironiquement, même les comportements “désirés” ou “normaux” peuvent produire des résultats qui deviendront problématiques ou pathologiques. Une personne qui cesse d’être agressive, par exemple, mais n’a aucune autre voie de se protéger, ne fait que troquer un ensemble de problèmes pour un autre. Arrêter de fumer sans trouver de solutions de rechange pour tous les objectifs importants qui étaient satisfaits par le tabagisme ne peut que mener la personne dans un cauchemar de nouveaux problèmes.</p>
<p>Si l’on applique un autre principe de base de PNL, celui de “s’accorder et guider”, un changement efficace nécessite d’abord de s’accorder sur l’intention positive sous-jacente avant de guider l’individu c’est à dire l’aider à élargir sa carte du monde pour trouver des choix plus appropriés. Ces choix doivent permettre d’offrir à la personne de nouveaux moyens de satisfaire l’intention ou le but positif. C’est ce que les techniques de “recadrage” de la PNL permettent de réaliser.</p>
<p>Pourquoi les gens s’opposent au principe de l’intention positive ?</p>
<p>Le principe de l’intention positive – et l’approche de changement décrite ci-dessus – semble naturelle et efficace. Cependant R. Dilts regrette que la notion “d’intention positive” soit si souvent critiquée voire ridiculisée même par des membres de la communauté PNL. Les objections consisteront tantôt à reprocher à ce principe de n’être qu’une perception plus théorique et philosophique que pratique, tantôt de la qualifier d’être une croyance dangereuse. Un des buts de cet article est de reconnaître et de s’intéresser à ces objections.</p>
<p>La notion ‘de l’intention positive’ est plus philosophique que scientifique. Elle ne peut être prouvée.</p>
<p>Le principe de l’intention positive n’est pas issu d’un idéalisme religieux ou romantique, mais bien de la discipline scientifique de la théorie de systèmes. Le principe fondamental de l’intention positive repose sur le fait que les systèmes (et en particulier les systèmes auto-organisés ou cybernétiques) sont orientés sur l’adaptation. Il s’agit d’une tendance naturelle à optimaliser certains éléments du système pour le maintenir en état d’équilibre. On peut donc dire que le but ultime de toute action, réponse ou comportement est – ou fut – l’adaptation dans le contexte ou ces comportements sont nés.</p>
<p>Il est vrai que l’on ne peut objectivement prouver qu’il y a une intention positive derrière un comportement particulier ; c’est la raison pour laquelle on parle d’un présupposé. De la même façon on ne peut prouver que “la carte n’est pas le territoire” et qu’il n’y a pas de bonne carte du monde. Ce sont des éléments qui font partie de l’épistémologie de la PNL. Ce sont les croyances de base sur lesquelles repose l’ensemble du modèle de la PNL.</p>
<p>Les principes et les présuppositions de PNL sont comparables aux concepts fondamentaux de la géométrie euclidienne. Par exemple, Euclide a établi sa géométrie sur le concept du ‘ point ‘. Un point est défini comme ‘entité qui a une position mais aucune autre propriété : il n’a aucune taille, aucune masse, aucune couleur, aucune forme. Il est naturellement impossible de démontrer qu’un point n’a vraiment ni taille, ni masse, ni couleur, etc… Cependant, si vous acceptez cette présupposition ainsi que quelques autres, vous pouvez établir un système géométrique entier. Il est important de se rendre compte qu’il n’est pas indispensable d’accepter comme vraie la prétention d’Euclide à propos du point pour créer une géométrie. [ par exemple, le mathématicien Seymour Pappert (1980) de MIT a établi sa ' géométrie de tortue ' pour les enfants en substituant la notion d'une 'tortue' à celle du 'point' ; la 'tortue' étant une entité qui a une position et une direction. ]</p>
<p>Ainsi donc accepter le principe de “l’intention positive” est finalement un acte de foi. Et pour de multiples raisons cette notion de l’intention positive est probablement le noyau ‘ spirituel ‘ de la PNL. Si nous acceptons qu’il y ait des intentions positives derrière chaque comportement, alors nous les trouverons ou créerons par opposition au fait d’en attendre la preuve de son existence.</p>
<p>Si les gens sont supposés avoir des intentions positives alors pourquoi font-ils tant de mauvaises choses ?</p>
<p>La sagesse populaire dit que “l’enfer est pavé de bonnes intentions.” Une bonne intention n’est pas une garantie d’un bon comportement. Les gens qui ont de bonnes intentions font de mauvaises choses parce qu’ils ont des cartes du monde limitées. Les problèmes surgissent lorsque la carte du monde d’une personne bien intentionnée présente trop peu de choix pour satisfaire son intention. C’est pourquoi il est important de considérer le principe de l’intention positive par rapport aux autres enseignements de PNL. Isolée des autres présuppositions de PNL et de la technologie de la PNL, le principe de l’intention positive relèverait en effet d’un idéalisme naïf. Sans maîtrise des techniques de changement de PNL, des outils de pensée, des compétences en matière de communication, etc., le fait qu’une personne aie ou non une intention positive serait inintéressante puisque nous serions impuissants pour re-diriger son attention vers un nouveau comportement. Comme Einstein l’a déclaré, ” On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celui qui l’a créé. ” Le principe de l’intention positive doit être couplé à une créativité puissante et efficace ainsi qu’à des compétences en matière de résolution de problèmes.</p>
<p>Il est également important de garder à l’esprit qu’une personne ne peut avoir d’intention positive qu’à l’égard de la “partie du monde” dont il a conscience ou à laquelle il s’identifie. Ainsi, un individu qui sciemment et ‘à dessein’ cause un dommage à autrui, aura souvent une intention positive pour lui-même ce qui n’inclut pas l’autre. Le concept “d’intention négative” provient probablement de ce genre d’expérience.</p>
<p>L’intention positive qui sous-tend la croyance en une intention négative – et par-là le rejet de la notion “d’intention positive” – est assurément la “protection”. La notion d’intention positive est souvent rejetée par peur d’être ou de sembler ‘naïf’. Cela va souvent de pair avec un sentiment d’impuissance à provoquer ou faciliter tout changement. Sans maîtrise des qualifications appropriées de la PNL, on peut rapidement être amené à dire que “si l’individu était vraiment bien intentionné il aurait changé”.</p>
<p>Il est important, cependant, de ne pas confondre le fait d’être animé de bonnes intentions avec que le fait de prendre en compte les “meilleurs intérêts” des autres ou du reste du système. Le fait qu’une personne soit bien intentionnée n’implique pas automatiquement qu’elle soit douée de sagesse ou capable de se montrer altruiste – ces qualités sont le produit de leur intelligence, de leur compétence et de leur carte du monde. Adolph Hitler avait une intention très positive – pour la partie du système avec laquelle il s’identifiait. Un agresseur qui vole et peut-être assassinera quelqu’un pour son argent a une intention positive pour lui mais aucune identification avec la victime</p>
<p>Un comportement animé d’une intention positive n’est pas un bon comportement</p>
<p>Le fait qu’un comportement ou un symptôme puisse receler une intention positive ne le rend pas pour autant acceptable ou OK. Le principe de l’intention positive au contraire énonce ce qui est nécessaire pour pouvoir changer de manière permanente un comportement ou résoudre un symptôme ou une résistance. Le principe de l’intention positive vise plus le changement, la guérison et l’écologie que la moralité ou la justice. Il s’adresse plus au futur qu’au passé. Le principe de l’intention positive affirme simplement que la guérison ou le changement implique d’ajouter de nouveaux choix au modèle du monde appauvri de l’individu. Ces nouveaux choix devraient pouvoir satisfaire la fonction positive que l’individu (consciemment ou inconsciemment) cherche à satisfaire sans présenter les conséquences négatives ou pathologiques du comportement problématique ou du symptôme.</p>
<p>Je ne peux trouver aucune intention positive à certains comportement.</p>
<p>Les intentions positives ne sont pas toujours conscientes ni évidentes. Si nous ne sommes pas habitués à penser en termes d’intentions positives, il est parfois difficile de les trouver rapidement et nous trouvons alors plus facile de nous rabattre sur d’autres explications. Mais si nous sommes rodés à les détecter et si nous cherchons suffisamment profondément, nous les trouverons.</p>
<p>Parfois l’intention ou ‘la structure profonde’ est très éloignée du comportement de niveau extérieur. Dans ces cas, la relation entre l’intention et le comportement peut sembler paradoxale. Des personnes suicidaires peuvent avoir comme intention positive d’atteindre la paix. Les parents punissent parfois physiquement ou maltraitent leurs enfants ” pour leur prouver qu’ils les aiment. Le mystère du rapport apparemment paradoxal entre l’intention positive et le comportement résultant se situe dans les événements passés et le modèle du monde dans lequel la relation s’est créée.</p>
<p>Une autre conclusion que l’on est amené à tirer en combinant le principe de l’intention positive avec d’autres présuppositions de PNL est que n’importe quel comportement qu’il soit ‘nuisible’, ‘fou’ ou’ bizarre est ou était le meilleur choix possible pour la personne étant donné son modèle du monde à cet instant. C’est-à-dire, que tout comportement est ou a été perçu comme nécessaire ou approprié (du point de vue de son auteur) étant donné le contexte dans lequel il s’est produit. Ce qui se produit souvent par contre c’est que le comportement ne satisfait plus l’intention positive qui est à son origine. Par exemple, l’intention positive qui sous-tend la vengeance est souvent au départ de ‘régler la situation’, en vue d’essayer de l’aplanir. Au lieu de cela elle crée une inimitié éternelle ou une escalade. Pour résoudre le différent il est nécessaire de briser le cycle en trouvant une voie de penser qui soit différente de celle qui a créé le problème.</p>
<p>Il est important de garder à l’esprit que même si la réponse problématique est périmée/vient trop tard, l’intention positive qui la sous-tend ou le but qu’elle est sensée atteindre peut être encore d’actualité. Il doit donc être reconnu et pris en compte.</p>
<p>Et si je ne trouve pas d’intention positive dans le passé ?</p>
<p>Dans certaines situations, la fonction positive ou le symptôme ne motive pas le comportement mais se développe plus tard comme “bénéfice secondaire”. Par exemple, une personne n’a pas l’intention de devenir physiquement malade, mais par son état de malade il a été l’objet d’attention et a été soulagé de ses responsabilités. Cette attention et ce soulagement sont perçus comme des bénéfices secondaires de la maladie, et nous indiquent les déséquilibres dans la vie ‘normale’ de la personne qui doivent être pris en compte au risque de voir la personne rechuter.</p>
<p>Mais quand je fais prendre conscience à la personne des alternatives possibles, elle ne les accepte pas.</p>
<p>Il est important de faire la distinction subtile mais significative entre les ‘alternatives’ et les ‘choix’. Les alternatives sont des solutions de rechange externes à la personne. Les ‘choix’ sont des solutions de rechange qui sont intégrées à la carte de la personne. On peut disposer d’un grand nombre d’options ou d’alternatives sans avoir réellement de choix. Le choix implique d’avoir la capacité et les indices contextuels pour pouvoir choisir intérieurement l’option la plus appropriée.</p>
<p>En PNL, on considère également qu’il est important que la personne possède plus d’un choix en plus du symptôme ou de la réponse problématique. Il existe en PNL un dicton qui dit : “Une seule option c’est ne pas avoir de choix. Deux options c’est un dilemme. Ce n’est qu’à partir de trois possibilités que la personne pourra vraiment choisir légitimement. ”</p>
<p>Que penser de ces situations où la personne admet qu’elle a le choix mais continue à faire la même chose ?</p>
<p>Ce qui peut parfois être troublant lorsqu’il est question du principe de l’intention positive est que la personne “devrait mieux savoir”. Elle devrait avoir l’intelligence ou la maturité d’utiliser d’autres solutions de rechange pour réaliser les intentions désirées. Il n’est pas rare d’entendre une personne déclarer à plusieurs reprises qu’elle réalise que son comportement n’est pas bon elle ou que cela ne lui permet pas de faire ce qu’elle désire mais pourtant persiste à continuer d’agir de la même manière.</p>
<p>L’influence des événements passés s’étend souvent au-delà de la mémoire spécifique d’une situation particulière. Dans certaines conditions, les événements peuvent produire des états modifiés de conscience qui mènent à “un dédoublement de la conscience, ” de sorte que le processus de pensée de la personne se dissocie du reste. Cette partie dissociée de la conscience que Freud a appelée “la conscience secondaire”, peut produire des idées très intenses mais qui sont découplées du reste de la conscience.</p>
<p>Dans l’optique de la PNL, les gens dérivent ou se déplacent en permanence entre de différents états de conscience. Notre système nerveux est capable de générer de nombreux états différents. En fait, dans la perspective de la PNL, il est utile et souhaitable d’avoir des “parties”. Dans des circonstances qui exigent des niveaux de performance élevés par exemple, une personne pourra se mettre physiquement et mentalement dans des états différents de son “état normal” de conscience. Certaines tâches exigent que les individus utilisent leur corps et leur système nerveux de manière spéciale. Certaines performances sportives, certaines expériences professionnelles (par exemple en chirurgie) exigent des niveaux élevés de concentration qui sont souvent accompagnés d’états spéciaux. Les idées, les perceptions et les pensées qui se produisent dans ces états peuvent “être associées entre elles” plus facilement que dans le cas d’expériences qui se produisent dans d’autres états ou circonstances. Ce genre de processus nous permet de ne pas être débordé par l’ampleur de nos expériences.</p>
<p>Une “partie” particulière sera plus ou moins influençable selon le niveau où elle a été formée. Certaines parties sont plus du niveau des capacités ; comme la partie “créatrice”, une partie “logique” ou une partie “intuitive”. D’autres parties se situent plutôt au niveau des croyances et des valeurs; comme celle qui “privilégie la santé au succès” ou celle qui croit que “la famille est plus importante que la carrière”. D’autres peuvent se situer au niveau de l’identité ; comme la partie “adulte” par rapport à la partie “enfant”.</p>
<p>Les différentes “parties” peuvent avoir différents intentions, capacités et buts qui peuvent être reliés ou non à d’autres parties d’une personne et à son état normal de conscience. Ainsi, une partie peut comprendre quelque chose, une autre partie pas. Une partie d’une personne peut croire que quelque chose est important tandis qu’une autre partie peut croire que c’est inutile. En conséquence, un individu peut avoir différentes parties avec différentes intentions. Ces intentions peuvent entrer en conflit ou mener à des comportements qui peuvent paraître bizarres et irrationnels à d’autres parties même à la partie consciente de la personne.<br />
En d’autres termes, le fait que “la conscience normale” d’une personne identifie d’autres choix ne signifie pas que “la conscience secondaire” qui est à l’origine du comportement comprenne ou accepte ces choix. Un symptôme n’est complètement “recadré” que lorsque la partie de la personne qui produit la réponse problématique est identifiée, son intention positive comprise et reconnue et quand d’autres choix pertinents permettant de satisfaire l’intention positive ont été internalisés par cette partie (les détails de guider de telles communications ont été détaillés dans un certain nombre de livres de PNL et notamment “Roots of NLP”, “Les secrets de la communication”, “Solutions”, “NLP volume I” et “Reframing”)</p>
<p>Voulez-vous dire que le “mal” n’existe pas ?</p>
<p>La notion du ‘mal’ est très ancienne. C’est peut-être étonnant pour certains mais il n’a pas toujours existé en tant que partie essentielle de la conscience humaine. Dans son livre “The Origin of Consciousness in the Breakdown of the Bicameral Mind(1976)”, Julian Jaynes précise que les références au concept du “mal” n’apparaissent pas dans les textes anciens ou les objets antiques (grecs, égyptiens ou hébreux) avant 1200 avant Jésus-Christ. Selon Jaynes, pour permettre la naissance de la notion de “mal” le comportement des personnes devait être suffisamment dissocié de la volonté des différents dieux qui les contrôlaient pour leur permettre d’avoir leur propre volonté, leur libre-arbitre. Ce n’est qu’avec l’augmentation des contacts et des interactions entre les peuples de différentes cultures qui a produit la croyance que les différences de comportement entre les peuples proviennent de leurs mode de pensée que des notions telles que la “duperie”, la “supercherie” ou le mal ont pu émerger. Sans conscience ni volonté individuelles il ne peut y avoir aucun intention, qu’elle soit positive ou négative. Il semblerait que le concept du mal provienne historiquement de notre lutte pour comprendre notre propre programmation interne.</p>
<p>Déjà dans les temps les plus reculés, le ‘mal’ a été associé aux ‘ténèbres’ et le ‘bien’ à la ‘lumière’. Les comportements destructifs et nocifs viennent de note côté sombre, de notre sombre alors que les comportements affectueux et curatifs viennent de la ‘lumière’. Cette métaphore colle très bien avec le présupposé PNL de l’intention positive. Les intentions positives sont comme la lumière. Leur but est d’apporter l’illumination et la chaleur au monde. Les symptômes et les comportements problématiques émergent hors de l’obscurité – les endroits que la lumière ne peut pas atteindre.</p>
<p>Il est très important de réaliser, cependant, que “l’obscurité” ne constitue pas une ‘force’ en soi, elle n’est qu’absence de lumière. La lumière peut briller dans l’obscurité, mais l’obscurité ne peut pas ‘briller’ dans la lumière. Ainsi, le rapport entre la lumière et l’ombre n’est pas une lutte entre deux forces en opposition. Les question à se poser sont : “Qu’est ce qui obstrue la lumière? ” et “Comment pouvons-nous obtenir une certaine lumière où² c’est nécessaire ?”.</p>
<p>Dans la perspective de la PNL, “l’obscurité” est le résultat d’une carte du monde trop étroite ou d’un obstacle dans ce modèle du monde qui crée une ombre et empêche la ‘lumière’ de l’intention positive de rayonner. Le changement consiste non pas à attaquer l’ombre mais bien à “élargir l’ouverture” de la carte du monde de la personne ou à mettre en évidence et transformer les obstacles qui créent la zone d’ombre. En PNL, les obstacles à la lumière seront soit des croyances limitantes soit des virus de pensées dans nos cartes mentales du monde. Typiquement, ces obstacles se présentent comme des croyances ou des affirmations qui viennent contredire une ou plusieurs présuppositions de base de la PNL.</p>
<p>Par exemple, considérez simplement à quel point il est facile de générer conflit et violence en adoptant la croyance suivante : ” il n’y a qu’une seule vraie carte du monde. Ils (les autres, l’ennemi de circonstance) ont une fausse carte du monde – J’ai la carte du monde correcte. Ils ont de mauvaises intentions, ils veulent nous agresser. Ils sont incapables de changer – nous avons tout essayé. Ils ne font pas partie de notre système – ils sont fondamentalement différents de nous.”</p>
<p>Ces croyances prises ensemble, ont sans doute été au cœur de chaque atrocité commise dans l’histoire de l’humanité. La ‘lumière’ fondamentale et la capacité curative de la PNL vient de son engagement pour favoriser un ensemble de présuppositions différentes :</p>
<p>“Nous formons un système qui fait partie d’un système beaucoup plus vaste. Ce système est fondamentalement adapté vers le bien-être et l’adaptation. En conséquence, nous sommes foncièrement motivés par des intentions positives. Nos cartes du monde, cependant, sont limitées et ne nous fournissent pas toujours tous les choix possibles. Nous sommes, néanmoins, capable de changer, et si nous percevons une option véritablement viable, nous l’adopterons automatiquement. Le but est donc d’élargir notre modèle du monde pour inclure d’autres choix et capacités pour la protection et la sagesse et pour aider d’autres à progresse dans cette voie. ”</p>
<p>Cet article a été librement traduit à partir d’un article publié par Robert Dilts sur son site Internet http://www.nlpu.com . Découvrez également les autres articles de Robert ainsi que les “pattern of the month” (technique du mois)</p>
<p>La page originale est soumise au Copyright (c) 1996 by Robert Dilts., Santa Cruz, CA.<br />
Traduction libre et adaptation : Christian Vanhenten<br />
Publié avec l’autorisation de l’auteur: Robert Dilts<br />
tiré de www.metapnl.com</p>
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		<title>Ou donc est caché le pouvoir divin des hommes ?</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 13:11:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contes et métaphores]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=50">Ou donc est caché le pouvoir divin des hommes ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. <img alt="" src="http://marevaareiti.unblog.fr/files/2008/08/mandalas.jpg" title="Mandala" class="alignright" width="100" height="100" />Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.<span id="more-50"></span></p>
<p>Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »<br />
Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »</p>
<p>Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »</p>
<p>Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »</p>
<p>Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »</p>
<p>Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui. (Eric Butterworth, Découvre la puissance en toi)</p>
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		<title>L’intention positive … En quoi est-elle positive ?</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 13:05:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Habituellement, dans le terme « intention positive », on évoque la raison ou le but qui est à l’origine du comportement. La réponse aux question « En quoi est ce important pour toi ? » est l’une de celles qui permet de découvrir l’intention positive. Cette intention est généralement considérée comme positive en référence <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=42">L’intention positive … En quoi est-elle positive ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Habituellement, dans le terme « intention positive », on évoque la raison ou le but qui est à l’origine du comportement. La réponse aux question « En quoi est ce important pour toi ? » est l’une de celles qui permet de découvrir l’intention positive. Cette intention est généralement considérée comme positive en référence à une intention négative. <span id="more-42"></span>Et cette compréhension n’est pas sans problème puisque l’intention ne peut être positive ou négative en elle même. Seule le contexte et le résultat de sa mise en œuvre permet de dire quelle est effectivement sa polarité.</p>
<p>Le mot positif apparaît également dans le mot « formulation positive ». Un exemple de l’utilisation de cette locution apparaît dans une des règles de formation d’un objectif bien formulé qui, au sens de la PNL, doit être établi en termes positifs. Et on comprend ici qu’il n’est pas exactement en relation d’une « formulation négative ». En effet, ils doit avant tout être exprimé dans un langage basé sur l’expérience, les perceptions et les sens.</p>
<p>En fait, positif, dans ce contexte veut dire « Qui est sûr et certain » plus que « non négatif ». Ainsi, l’objectif positif est conçu ou énoncé avec netteté et fermeté, et possède un caractère d’utilité pratique et concerne les intérêts ou les dimensions matériels. Il est énoncé en des termes qui réfèrent à ce qui est réel, existe en fait et en acte et possède des caractéristiques vérifiables. Bien sûr, un énoncé positif affirme des caractéristiques ou des faits puisqu’il évoque le réel, et donc ne peut référer à la négation, la suppression ou l’exclusion de cette caractéristique ou de ce fait.</p>
<p>Si l’on adopte cette acceptation pour l’intention positive, alors cette notion prend un tout autre sens. De simplement bénéfique ou non négative, elle devient du registre de expériençable et réfère alors à une réalité qui existe en fait et en acte. Selon cette conception, plus qu’à « négatif », c’est à « spéculatif » que positif s’oppose. Dès lors, le positif s’oppose incertain, indéterminé, spéculatif autant qu’à négatif. La recherche d’une intention positive est alors une recherche d’ancrage concret du comportement.</p>
<p>Par contre, si l’on en reste à la vision restreinte de l’intention positive qui ne serait pas négative, rapidement une contradiction apparaît. Si seules les intentions positives sont à prendre en compte dans l’analyse du cadre, les intentions « négatives » ne seraient par pertinentes pour l’analyse des causes de nos comportements. Dès lors elles n’auraient pas d’effet sur nos actes. Elles ne seraient donc pas négatives, ce qui est contradictoire.</p>
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		<title>Bénéfice secondaire et Intention positive</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 13:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Des camarades m’ont posé la question des relations entre « bénéfice secondaire » et « intention positive ». Je ne prétends pas être un spécialiste. Mais j’ai essayé d’apporter une réponse.</p> <p>Le bénéfice secondaire est un gain lié à un comportement paraissant négatif. Généralement, il est considéré que ce gain est inconscient ou, au <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=38">Bénéfice secondaire et Intention positive</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des camarades m’ont posé la question des relations entre « bénéfice secondaire » et « intention positive ». Je ne prétends pas être un spécialiste. Mais j’ai essayé d’apporter une réponse.</p>
<p><strong>Le bénéfice secondaire </strong>est un gain lié à un comportement paraissant négatif. Généralement, il est considéré que ce gain est inconscient ou, au moins, non conscientisé. <span id="more-38"></span>Ce gain n’est pas fondamental dans le comportement, mais le fait de modifier le comportement peut entrainer une perte, créant alors un manque, un besoin, un déséquilibre qui aura besoin d’être comblé. Ainsi, certains comportements non désirés peuvent être maintenus car leur suppression pure et simple entrainerait trop de perte de gains secondaires. Il est donc essentiel lors de l’intervention PNL de mettre à jour les bénéfices secondaires liés aux comportements ou états internes négatifs que l’on souhaite modifier, dans le but de limiter la résistance au changement. L’une des solutions serait de trouver des solutions palliatives permettant de maintenir ces bénéfices secondaires.</p>
<p><strong>L’intention positive</strong> est d’un autre registre. Elle est le fondement même du comportement, c’est-à-dire ce qui le motive réellement, que ce soit consciemment ou inconsciemment. Selon la PNL, il y a une intention positive à tous les états internes et à tous les comportements. L’un des enjeux est de les conscientiser.</p>
<p>En PNL, le terme « positif » est souvent utilisé de façon métaphorique pour dire « désirable » ou « bénéfique ». Au contraire, « négatif » est signifie le plus souvent « non désirable » ou « désavantageux ». Mais il existe également un autre sens en PNL, qui signifie « établit sous une forme linguistique affirmative ». En d’autres termes, un but ou une intention est qualifié de « positive » si elle est exprimée en référence à un état ou même à quelque chose qui est désiré plutôt que sous forme de quelque chose ou d’un état qui est évité. Initialement, Virginia Satir supposait que si l’on explore suffisamment profondément un comportement non désirable, il est très probable qu’une intention positive motive en fait ce comportement et ce à un niveau inconscient. Selon Satir, la conscientisation permet alors souvent de mettre en place un autre comportement capable de servir cette intention positive.</p>
<p>Ainsi, une personne qui se dit « Je veux réussir dans ce travail » peut avoir une intention positive comme « je veux être plus relax ». Si le travail en question est en fait stressant, il est très probable que des conflits internes apparaissent, aboutissant par exemple à des erreurs, des ratés… L’intention positive est bien interne au sujet. D’un autre côté, cette situation d’échec professionnel relatif pourrait apporter des bénéfices secondaires. Par exemple des relations amicales particulières. Changer d’emploi pour un cadre moins stressant pourrait entraîner la perte ou la réduction de ces bénéfices secondaires. Ces bénéfices secondaires me semblent souvent externes.</p>
<p>Des commentaires ?</p>
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		<title>Ce n&#8217;est pas de la PNL</title>
		<link>http://www.iod.nc/wordpress/?p=28</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 07:11:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Le Petit Prince Chapitre XXI Antoine de Saint-Éxupéry /…/ C’est alors qu’apparut le renard. -Bonjour, dit le renard.lepetitprince -Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien. - Je suis là, dit la voix, sous le pommier. - Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli… - Je <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://www.iod.nc/wordpress/?p=28">Ce n&#8217;est pas de la PNL</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Petit Prince<br />
Chapitre XXI<br />
Antoine de Saint-Éxupéry<br />
</strong><br />
/…/ C’est alors qu’apparut le renard.<a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/renardetble.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/renardetble.jpg" alt="" title="renardetble" width="300" height="243" class="alignright size-full wp-image-31" /></a><br />
-Bonjour, dit le renard.lepetitprince<br />
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien.<br />
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.<span id="more-28"></span><br />
- Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli…<br />
- Je suis un renard, dit le renard.<br />
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…<br />
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé<br />
- Ah! Pardon, fit le petit prince.</p>
<p>Mais après réflexion, il ajouta :<a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/lepetitprince1.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/lepetitprince1.jpg" alt="" title="lepetitprince" width="300" height="211" class="alignright size-full wp-image-32" /></a><br />
- Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?<br />
- Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu?<br />
- Je cherche les hommes, dit le petit prince.Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?<br />
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant! Il élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?<br />
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis.Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?<br />
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie “Créer des liens…”<br />
- Créer des liens?<br />
- Bien sûr,dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…<br />
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…<br />
- C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…<br />
- Oh! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :<br />
- Sur une autre planète ?<br />
- Oui.<br />
- Il y a des chasseurs sur cette planète-là ?<a href="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/chasseur.jpg"><img src="http://www.iod.nc/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/chasseur.jpg" alt="" title="chasseur" width="190" height="176" class="alignright size-full wp-image-29" /></a><br />
- Non.<br />
- Ca, c’est intéressant! Et des poules ?<br />
- Non.<br />
- Rien n’est parfait, soupira le renard.</p>
<p>Mais le renard revint à son idée :<br />
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appelera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste! Mais tu a des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’aura apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…chasseur</p>
<p>Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :<br />
- S’il te plaît… apprivoise-moi! dit-il.<br />
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.<br />
- On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Il achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!<br />
- Que faut-il faire? dit le petit prince.<br />
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…</p>
<p>Le lendemain revint le petit prince.<br />
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrira le prix du bonheur! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le coeur… il faut des rites.<br />
- Qu’est-ce qu’un rite? dit le petit prince.<br />
- C’est quelque chose trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurait point de vacances.</p>
<p>Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :<br />
- Ah! dit le renard… je preurerai.<br />
- C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…<br />
- Bien sûr, dit le renard.<br />
- Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.<br />
- Bien sûr, dit le renard.<br />
- Alors tu n’y gagnes rien!<br />
- J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.</p>
<p>Puis il ajouta :<br />
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.</p>
<p>Le petit prince s’en fut revoir les roses.<br />
- Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.</p>
<p>Et les roses étaient gênées.<br />
- Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.</p>
<p>Et il revint vers le renard :renardetble<br />
- Adieu, dit-il…<br />
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.<br />
- L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.<br />
- C’est le temps que tu a perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.<br />
- C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.<br />
- Les hommes on oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…<br />
- Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.</p>
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