RESOLVE
Article (approximativement et librement) traduit de l'article de Richard Bolstad & Margot Hamblett Aider les gens à changer leurs stratégies
Sommaire |
La structure du modèle
Accompagner efficacement quelqu'un dans le changement implique une stratégie permettant d’ordonner les interventions et le processus thérapeutique. Les praticiens PNL efficaces ne se contentent pas de proposer un ensemble de techniques, ils ont également développé un modèle du processus du changement. Les auteurs proposent un modèle en sept étapes, appelé RESOLVE. dont les 7 étapes sont :
- R : créer un état de Ressources pour le praticien
- E : Établir le rapport
- S : Spécifiez les résultats à obtenir
- O : Ouvrez le modèle du monde
- L : Guider (Lead) vers l'état désiré
- V : Vérifiez le changement
- E : sortie Ecologique
Créer un état de Ressources pour le praticien
Il est important que le praticien commence la session avec une pleine confiance en ses propres capacités à réussir à mettre en œuvre les principes de la PNL. En particulier, il doit être particulièrement à l’aise avec les présupposés de la PNL. La raison en est qu’il gagnera très nettement en efficacité. En effet, dans les années 1960-1970, Robert Carkhuff et Bernard Berenson ont réalisé un certain nombre d’études qui montrent que le client est influencé par la confiance qu’a le praticien dans ses propres ressources. Les praticiens qui ne sont pas à l’aise sont nettement moins efficaces (Carkhuff et Berenson, 1977, p 5, p 35). A cette fin, les techniques d’amélioration de la confiance en soi et de l’estime de soi, ainsi que celles visant à mobiliser les ressources sont particulièrement utiles. Il leur est particulièrement utile de s'ancrer dans des états positifs de curiosité, d’intérêt, de créativité de confiance lorsqu’ils ils travaillent avec leurs clients. Par ailleurs, ils doivent être en capacité d’établir le rapport sans se laisser entraîner par le modèle de leur client. Ils ont également les présupposés et les attitudes suivants :
1. La carte n'est pas le territoire. La carte du client de la façon dont les événements se produisent est seulement une carte. C’est aussi la carte employée par le conseiller PNL pour comprendre le problème du client. 2. La « résistance » aux suggestions indique simplement qu’il est nécessaire d’établir un rapport plus fort et d’élaborer des suggestions qui correspondent mieux au modèle du monde du client. 3. Toute comportement résulte d’une intention positive et résulte du meilleur choix disponible au moment où il est émis. Aussi, plus il y a de choix, mieux c’est pour le client. 4. L’inconscient est un immense réservoir de ressources. Le rôle du praticien est de permettre au client d’y accéder afin qu’il puisse les utiliser lorsque cela est nécessaire. 5. Comme tous les êtres vivants, les humains sont des êtres systémiques. Aussi, toute modification d’une partie affecte le tout. 6. Tous les résultats, qu’ils soient « positifs » ou « négatif s», sont des feedback utile pour améliorer les comportements. 7. Il est possible de changer. Et ce n’est pas le processus de changement qui est consommateur de temps, c’est de ne rien changer qui consomme du temps en le laissant passer. 8. Les attentes du praticien impactent profondément ce que le client pourra réaliser.
Le praticien, étant engagé avec le client dans un contrat commercial de mise à disposition de compétences, certaines obligations sont créées par cette relation :
- Le praticien est compétent dans le domaine d’intervention visé.
- Le praticien s’engage à délivrer une expertise précise en réponse à une demande précise et non simplement à interagir avec le client.
- Le praticien obtient, clarifie et travaille les buts du client et non ses propres buts.
- Le client est responsable du processus, en particulier de la mise en œuvre ou non des suggestions du praticien.
- Le praticien est payé pour son travail et le temps doit être utilisé efficacement en particulier s'il est rémunéré sur une base horaire.
- Le praticien est responsable du processus de la consultation, le client est responsable du contenu.
- Le praticien respecte une déontologie basée sur la confidentialité, la neutralité, le respect… En échange il attend du client qu’il soit en particulier assidu et ponctuel.
Enfin, le praticien doit mettre en œuvre une qualité essentielle : l’amour. Virginie Satir affirmait que cette capacité à donner et recevoir l’amour est aussi importante pour le processus que la l’inspiration et l’expiration le sont pour apporter la vie au corps (Satir et Baldwin, 1983, p 168). L'amour ne peut pas être simulé dans la mesure où nos clients s’en apercevraient. Au delà du rapport, de la capacité à se concentrer sur le positif, l’amour doit être présent dans la relation afin de permettre la réalisation d’un processus plein et entier.
Établir le Rapport
Le rapport est indispensable pour que le processus puisse être conduit au niveau verbal autant que non verbal. Les concepteurs de la PNL ont fondé une grande partie des stratégies d’intervention sur l’établissement d’une relation particulière, basée sur la synchronisation physique, le partage des représentations qui permettent, après une première phase on le praticien s’accorde au client, de l'emmener vers des états différents. Ce qui caractérise le rapport de qualité est la fluidité de la communication, la synchronisation des rythmes respiratoires, des mouvements corporels, du rythme et du ton de la voix… Plus ces signes sont manifestes, plus l’impression d’unicité et de communion est importante, ce qui favorise le processus de changement.
Spécifier les résultats attendus
Les résultats attendus doivent être énoncés d’une manière spécifique et écologique sur une base d’énoncés sensoriels. Il s’agit de « chunker » vers le bas et d’entrer dans les détails concrets de l’objectif, ce que les clients en général ne font pas, préférant rester dans le vague, généralisant, distordant les faits ou omettant des éléments essentiels. L’utilisation du métamodèle du langage permet d’obtenir toute la précision souhaitée. Deux étapes sont proposées par le modèle RESOLVE. Le premier consiste à identifier les résultats recherchés. Pour cela, il faut identifier un ou plusieurs buts à partir des éléments constitutifs du problème. Ce processus de tri implique de poser des questions orientées solution pour passer des problèmes aux solutions. Cela nécessite aussi de tester les buts afin de déterminer lesquels seront les plus faciles à atteindre mais aussi les plus significatifs. La seconde étape est de spécifier chaque but et chaque sous but selon les critères se bonne formation au sens de la PNL. Ceci est détaillé dans la phase de spécification. Il est à noter que positionner un but n’est pas quelque chose que nous faisons avant d’aider quelqu’un à changer. Positionner un objectif et changer sont deux aspects d’un même système. Les techniques de questionnement du cadre objectif sont utiles, ainsi que celles permettant de formuler correctement un objectif.
Ouvrez le modèle du monde du client
Lors de cette étape le client doit comprendre comment fonctionne son ancienne stratégie et doit se faire une représentation complète de la nouvelle stratégie. Le but de cette étape : Le client découvrira comment ils ont produit de la vieille stratégie et s'éprouvent comme capables de produire d'une nouvelle, plus utile stratégie.
Cette phase compose une part essentielle du savoir faire du praticien. Le fait que le client pense que le processus de changement est essentiellement déterminé par lui-même est un facteur clé (Miller et al., 1996, p 319) . De plus, la recherche montre que cette sensation de pouvoir contrôler son propre changement n’est pas une caractéristique stable de la personnalité que certains clients auraient et d’autres non. Au contraire, l’interaction avec le praticien influence fortement ce paramètre. Martina Genser-Medlitsch et Peter Schätz (1997) ont d’ailleurs montré que la PNL renforce cette tendance.
Travailler à ce niveau de changement améliore fortement les chances que le changement aboutisse. Il y a trois étapes qui permettent d’impliquer les clients dans leur processus de changement. Ce sont :
- Démontrer une possibilité générale de changement
- Démontrer la possibilité concrètes de changer sur le problème posé par le client
- Démontrer les possibilités d’utiliser une technique spécifique pour le problème en question.
La première étape est de donner une démonstration physique et concrète que le changement peut arriver rapidement et facilement comme un résultat du changement des représentations internes. Par exemple, nous avons fait faire à chaque client des exercices de visualisation qu début de la session. Ils tournent sur eux même et pointent derrière eux avec leur bras puis reviennent dans la position initiale. Puis, ils s’imaginent possédant un corps plus flexible et qu’ils pourraient faire tourner. Et alors ils tournent sur eux même et notent à quelle distance ils sont capables de tourner, instantanément et sans effort apparent (Bolstad and Hamblett, 1998, p 81). La seconde étape est de permettre l’accès, l’exploration et la modification de la stratégie de résolution de problème de la personne. Pré-test Tad James (1995, p 28) a mis en évidence que le processus d’aide au changement individuel nécessite un test avant l’intervention et un autre après. Nous demandons : « Lorsque vous pensez à cela maintenant, vous pouvez vous encore ressentir le problème ? ». Bien sûr certaines personnes déclarent qu’elles n’éprouvent le problème que dans certaines circonstances. Et alors, nous déclarons avec conviction : « OK. On se met dans ce contexte là alors ! » ou encore « Bien, dans ce cas, allons y ! ». Une fois que nous avons prétesté de cette manière, nous pouvons effectuer un post test comparatif. Faites une élicitation PNL standard, par exemple en disant « Waow. C’est impressionnant. Comment faites vous cela ? Comment savez vous que c’est le moment d’y aller ? ». Ces questions présupposent que le client « fait quelque chose ». En y répondant, il admet implicitement que si le processus de changement ne marche pas, c’est qu’il « fait » encore cette chose, ce qui crée et maintient le problème. Michael Hall and Bob Bodenhamer, dans leur ouvrage Mind Lines (1997), ont explicité nombre de ces stratégies. La troisième étape est de spécifier les techniques spécifiques de changement qui sont utiles pour le consultant. Ceci inclut la réponse aux questions « Comment est ce que cette technique est relié à mon problème ou à mon objectif ? » et « Est-ce que cette technique marche ? ». Les histoires d’autres clients ayant utilisé cette technique est un excellent moyen de répondre aux questions et de préparer le client au processus. Quelques exemples de questions qui permettent d’ouvrir le modèle du monde du client :
- Quand vous y pensez maintenant, pouvez vous ressentir la sensation, et saurez vous si cela a changé ?
- Comment faites vous cela ? Comment savez vous que c’est le moment ou vous commencez ?
- Si je devais le faire aussi, comment devrais-je faire ?
- Si je le faisais un peu différemment (donner un exemple), est ce que cela marcherait ?
- Et alors, est-ce qu’il serait possible de changer maintenant ?
- Voici une façon de modifier cela. Est ce que cela semble utile ?
- Un client la semaine dernière voulait …X… Nous avons utilisé une technique dans laquelle il …Y…
Accompagner (Lead) vers l’état désiré
Le but de cette étape est que le client change sa ou ses stratégies, lui permettant d’atteindre ses objectifs ou de résoudre ses problèmes. Pour cette étape, le praticien de NLP doit avoir modéliser les méta-programmes de son client, ses valeurs, sa physiologie… afin d’établir un rapport puissant. Les résultats recherchés ainsi que les moyens disponibles doivent avoir été précisés ainsi que les vieille stratégies reliées au problème. Ce cadre permet de choisir les outils, techniques et protocoles de PNL utiles. Il y a trois paramètres essentiels à prendre en compte : 1. Le praticien. C’est bien sûr vous qui choisissez les moyens mis en œuvre pour le changement, et vous devez d’une part les maîtriser, d’autre part vous sentir à l’aise avec. Donc les praticiens choisissent des moyens de conduire le changement qu'ils apprécient eux-mêmes. 2. La manière dont le client aborde le problème ainsi que les résultats recherchés. Si le client évoque une phobie clairement identifiable et déclare qu’il souhaite être capable de la gérer, alors vous pouvez utiliser la « dissociation VK » ou « traitement rapide de la phobie ». Un client qui vous dit que « d'une part… et d’autre part… » pourrait utilement mettre en œuvre un « squash visuel « ou une intégration des parties. 3. Le client. Certains clients seront plus réceptifs à certaines techniques alors que d’autres non. Ainsi, certains seront plus sensibles aux techniques d’ancrage alors que d’autres préfèrent des processus basés sur les sous-modalités. Certains peuvent résoudre pratiquement tous les problèmes avec des techniques de type « thérapie de la ligne du temps » (James et Woodsmall, 1988), alors que d'autres ne procèdent que par intégration des parties. Derrière ces préférences, il y a une structure appelée modèle des potentiels personnels. Certaines des techniques de PNL nécessitent un chunking vers le haut alors que pour d’autres, le chunking doit s’opérer vers le bas. Certaines techniques impliquent la capacité de s'associer aux expériences, d’autres la capacité de se dissocier. Les clients ont des potentiels personnels variables par rapport aux compétences nécessaires pour chaque technique.
Vérifiez le changement
Le but de cette étape est d’identifier consciemment que le changement s'est produit et dans quelle mesure. Les spécialistes des thérapies orientées solution ont étudié différentes manières de poser au client la question de l’évaluation des résultats du processus de changement, de séance en séance. Les recherches montrent que l’on obtient des résultats différents selon la question posée selon qu’elle implique la possibilité d'échec (par exemple « le processus de changement a-t-il fonctionné ? ») ou si elle présuppose le succès (par exemple « comment que les choses ont changé ? »). Lorsqu’on pose une question présupposant le changement, 60% des clients rapporte le succès. Si la question présuppose l'échec, 67% des clients indique que leur situation n’a pas évolué (Miller et alia, 1996, p 255-256). Une façon de présupposer le changement est de demander à la personne de noter ce qui a changé, ou bien aussi de leur demander ce qu’elles veulent changer ensuite. Nous pouvons dire : « Bien des gens progressent en contrôlant leurs résultats par rapport à ce qui avait été prévu. En fait, quand quelque chose change dans notre vie, plusieurs autres aspects tendent aussi à changer, et c'est une toujours bonne idée de repérer ce qui de produit. Alors, au cours de la semaine prochaine, je voudrais que vous notiez ce qui a changé dans votre vie du fait du processus de changement. » Ceci a l'avantage supplémentaire de détourner l'attention de la personne des possibles « déconstructions » leur changement. Souvent, nous avons entendu des clients nous dire « rien n'a changé » puis, l’instant d’après, nous rapporter qu’ils ont entièrement réalisé les objectifs définis lors de l’établissement du programme de changement. Ceci peut être corrigé par un questionnement en étapes précises. D’abord, leur demander « Qu’est ce qui a changé dans votre vie (ou dans votre expérience de la situation qui était un problème) ? Généralement, les changements semblent toujours petits au début. Quelles différences pouvez vous observer ? ». Ensuite les féliciter sincèrement « c’est très bien, comment avez vous fait cela ? » et puis continuer « et qu’est ce qui a changé d’autre ? ». Ces trois questions proviennent de l’école ericksonnienne de thérapie orientée solution (Chevalier, 1995). En leur posant ainsi les questions, nous focalisons les clients sur les solutions et ceci entraîne que 75% des clients réalisent leurs objectifs en quatre séances de une heure.
Les exemples des structures linguistiques vérifiant le changement :
- Rappelez-vous que problème que vous aviez l'habitude d'avoir. Projetez vous dans ce problème et notez ce qui a changé.
- Essayez encore, et découvrez combien vous avez vraiment changé maintenant !
- Et quoi d’autre encore est différent en raison de ce changement vous avez fait.
- Que voulez vous changer après ?
- Ainsi quels changements se sont produits depuis que nous avons commencé, grands ou petits changements ?
Sortie écologique
Le but de cette étape est d’ancrer le changement dans les situations réelles lorsque le client souhaite y accéder. Un grand nombre d’études démontrent l’importance du pont vers le futur pour la concrétisation de changements initiés par les clients. Ce processus fonctionne aussi bien pour vérifier les plans élaborés initialement que pour installer une perspective de succès dans le futur de la personne. Certains praticiens (Allen Ivey) font réaliser un agenda prévoyant les réussites sur une année. D’autres (Alan Marlatt) demandent à leurs clients de se projeter dans le futur et d’envisager les raisons pour lesquelles ils pourraient changer d’avis à propos des changements opérés, dans le but de prévoir des scénarios permettant d’éviter une telle alternative. Toutes ces approches ont démontré que le pont vers le futur a la capacité de renforcer le changement par rapport à une thérapie n’intégrant pas ce test de l’écologie du changement. Bien sûr, si n’importe quelle conséquence indésirable est détectée à ce moment, le processus de changement est repris afin de d’apporter les clarifications nécessaires. Exemples de phrases qui sont utilisées dans le pont vers le futur :
- Pensez à un moment dans le futur pour lequel, par le passé, vous auriez éprouvé le problème, et prenez note de ce qui a changé, maintenant
- Et donc vous pensez au futur, vous êtes d’accord pour changer de cette manière à partir de maintenant ?
- Y a t il un moyen que vous pourriez mettre en œuvre pour vous arrêter d’utiliser cette solution à votre problème ? (Si il dit « je ne sais pas », dites « Je suppose que cous êtes fixé sur la solution, maintenant »)
Utiliser le modèle RESOLVE
RESOLVE en résumé
En résumé, le modèle RESOLVE ordonne un certain nombre de tâches clés que la recherche scientifique montre être importantes pour un travail de changement effectif. Ces tâches sont : Un état de ressource pour le Praticien
- Adopter les présupposés de la PNL
- Négocier une relation de consultation
- S’ancrer soi-même dans un état de ressource
- Cultiver des qualités d’amour
Etablir le rapport
- Calibrer le client au niveau non-verbal
- Calibrer le système sensoriel du client et ses autres méta-programmes
- Utiliser un langage général
- Reformuler les problèmes du client
Spécifier les objectifs
- Restructurer les problèmes comme en objectifs
- Trier les objectifs
- Assurez vous que les objectifs sont exprimés sous une forme sensorielle, et écologiques
- Identifier les ressources et exceptions au problème
Ouvrir le modèle du monde
- Démontrer la possibilité de changement
- Prétester la stratégie du problème
- Mettre à jour la stratégie
- Recadrer la personne comme étant la cause
- En mode dissocié, altérer la stratégie de la personne
- Démonter les changements introduits par la technique de changement mise en œuvre
Amener à l’état désiré
- Sélectionner un processus de changement basé sur les capacités du consultant et du client, et sur les objectifs du client
- Lancez le processus de changement
Vérifier le changement
- Poser des questions qui présupposent le changement
- Utiliser la stratégie de persuasion du client
Sortie Ecologique
- Pont vers le futur
- Vérifier l’écologie
- Faire un pont vers le futur concernant d’éventuelles « rechutes »
Et concrètement ?
Les piliers de la PNL sont le maintien des objectifs, l’acuité et la flexibilité. Lorsque le modèle RESOLVE est appliqué, l’objectif thérapeutique est le fil d’Ariane qui permet au praticien et au client de parvenir au but de progrès. L’acuité permet au praticien de percevoir les situations et de calibrer son client, d’analyser et comprendre les stratégies... Et le praticien constatera également que l’application du modèle RESOLVE n’est pas linéaire ni séquentielle car une grande variété d’événements peut survenir pendant une thérapie. Il faudra alors faire preuve de flexibilité car la réalité de l’intervention peut être bien différente de la carte qu’en a le praticien. En fait, selon Boldstad, la thérapie peut suivre quatre grandes directions.
- Les différentes étapes servent de fondement aux suivantes, mais sont également à réintroduire dans ces dernières. Ainsi, l’établissement du rapport, le maintient de l’objectif ou le questionnement du métamodèle sont des processus qui sont utilisé jusque dans les dernières étapes.
- Le processus thérapeutique peut réussir dès l’étape 4, voire 3 ou même la seconde étape. Ainsi, la mise à jour de la stratégie peut suffire à faire disparaître le problème.
- Il est possible qu’il soit nécessaire de réitérer le modèle RESOLVE, ou d’insister sur une étape particulière, ou même de réappliquer l’ensemble du modèle en un point particulier de la thérapie.
- Parfois, il sera possible de traverser plusieurs étapes d’un coup, ou au contraire de reculer. A ce moment là, il est nécessaire de garder le modèle présent à l’esprit afin de ne pas perdre le fil.